Hydrogéologie de la Ste Baume

Les chaînons et massifs karstiques de la Sainte-Baume se comportent comme d'immenses « châteaux-d'eau » où, malgré l'aridité apparente et trompeuse des surfaces rocheuses, de grandes masses d'eau sont mises en réserve. En raison des hautes altitudes de la Sainte-Baume la pluviométrie, qui est de 350 mm/an à Marseilleveyre, passe à plus de 900 mm/an sur le Massif de la Sainte-Baume.

Les sources et les résurgences d'eau sont très nombreuses.

Dès que se manifestent en surface les richesses en eau, le site se transforme par le développement d'une abondante végétation et un contraste saisissant apparait alors entre versants et fonds de vallée. Les paysages sont très nettement marqués par le type et la couleur de la végétation suivant qu'elle est nourrie par un gîte aquifère, ou qu'elle se situe en dehors et au-dessus des émergences.

Les terrains relativement dégradables et imperméables des bassins et dépressions, qui entourent la Sainte-Baume, (Cuvettes Marseillaise, Toulonnaise, Brignolaise) sont traversés par des rivières qui trouvent leur source dans le Massif même (Huveaune, Gapeau, Caramy).

hydrogéologie ste baume

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Pendant des siècles l'habitat et l'agriculture étaient en rapport avec la présence de l'eau, suivant que celle-ci était ou n'était pas abondante superficiellement, suivant que les réserves aquifères étaient profondes ou ne se manifestaient qu'en certains points. Les grands réseaux d'importance régionale, tel le Canal de Provence, qui prélève l'eau dans le Verdon, tendent à modifier les structures agraires et à rendre l'habitat moins dépendant des disponibilités naturelles en eau.

Cheminant à travers les roches calcaires fissurées, des pertes d'eau, appelées « embuts » ont été décelées :

En raison de la perméabilité des sols, de grandes précautions doivent être prises pour éviter les pollutions et leur propagation.

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